samedi 6 février 2016

Speed


06/02/16
15H33



Agitée. Nerveuse. Tendue. Impatiente. Incapable de me poser. De me (re)poser. De me concentrer. Je tourne et tournoie, j'ai besoin de bouger, sans cesse. Debout, assise, debout, en haut, en bas, en diagonale...
Je rêve qu'on me donne un bon calmant, ou un médicament qui puisse me calmer. Car c'est ça : me calmer. Arrêter de bouillonner ainsi de l'intérieur, faire cesser le volcan qui crache son venin. Je suis épuisée de cet état que je ne comprends pas et contre lequel je n'ai pas d'armes. 
Un écureuil survolté de dessin-animé. J'avale parfois un peu trop de médocs, mais ça ne m'apaise pas. Je suis survoltée, je ne sais plus m'arrêter, ni faire quoi que ce soit, ce n'est pas constructif du tout - en somme.
Je veux du calme, de l'apaisement, je veux du zen. Je suis un feu d'artifice raté. Une fête qui tourne mal. Un manège qui s'emballe.
Il faut que ça s'arrête.


mercredi 3 février 2016

Respire


03/02/016
09H00





Respire. Respire… essaie, aller : essaie. Ne reste pas ainsi, là, comme ça : en apnée. Essaie, aller, respire. Inspire profondément, bloque, expire doucement. Encore. Et encore. Je sais la douleur en dedans, la douleur qu'on ne voit pas, mais qui dévore, qui annihile. Je sais. Essaie de te calmer. Je sais que les forces te manquent, que tu t'es allongée en fin de matinée et qu'à présent, tu ne sais plus te relever. Je sais le poids de la souffrance sur ton corps, ce poids qui t'empêche de te redresser. Je sais. Tu es roulée en boule, tu suffoques, tu étouffes. Je t'en prie, reste avec moi, écoute-moi, ça va aller. Je ne peux pas te dire ni quand, ni comment, mais il faut que tu t'accroches. Je sais que la douleur te tue à petit feu, jour après jour, seconde après seconde, je sais qu'elle est là, toujours là, qu'elle te réduit en miettes, en cendres, mais je t'en prie accroche-toi, ne pense pas au pire. Respire. Respire profondément, pour que l'angoisse se dissipe. Je sais combien c'est désagréable et tuant, l'angoisse, latente, celle qui te réveille le matin, celle avec qui tu t'endors le soir, je sais. Je sais… mais garde espoir, tu l'as toujours fait, il faut que tu continues, il faut que tu trouves quelque part la force de ne pas céder aux idées noires, ces idées noires qui te mentent, qui te chuchotent des mots doux, des mots d'un monde où tu ne ressentirais plus le moindre mal. Je suis là, en toi, je suis cette petite voix qui résiste comme elle peut, qui tente de te tirer vers le haut, qui tente d'éviter que tu ne capitules. Je suis en toi, je tente de crier plus fort que les autres voix, celles qui parlent d'abandonner, pour te libérer de tous ces maux qui te grignotent. Il y a toujours une solution, tu trouveras la lumière au bout de ton tunnel, des personnes t'aident et te soutiennent, tu n'es pas toute seule, même si tu as ce sentiment de solitude qui persiste, lourd, pesant, asphyxiant. Repose-toi. Ne t'en demande pas trop. Prend soin de toi. On va trouver une solution, on va trouver une trêve, pour que tu puisses enfin reprendre ton souffle, pour que tu puisses sortir la tête hors de l'eau, je te promets que l'on va trouver, il faut que tu me fasses confiance. Accroche-toi. Ferme les yeux. Avale un anxiolytique, il t'apaisera peut-être un peu, résiste à l'appel de l'alcool, ou des mélanges, ça ne t'aidera pas, et tu le sais. Il faut que tu continues de te battre. Il faut que tu prouve à ce monstre qui te bouffe qu'il ne gagnera pas, car non, il ne gagnera pas. Tu es toujours là, vois-tu, après tout ce que tu as vécu. Tu t'es débattue, tu t'es défendue, tu as crié, résisté, survécu… tu es toujours là. Alors s'il te plait, reste avec moi. On va trouver quelque chose, on va survivre encore, je suis là, moi, la petite voix de l'espoir, et tu sais que je resterai. Alors respire. Inspire, bloque, expire. Surtout n'oublie pas de respirer. Je te promets que je resterai là pour te souffler de tenir. Et tant que je serai à tes côtés, les idées noires iront se faire voir, si, si. Alors reste. Bat-toi. Essaie de te relever, de sortir ce lit, de trouver la force de prendre une douche, la force de sortir. Il faut que l'on te remette en marche. Je suis là pour t'aider.
Fais-moi confiance, une dernière fois.



mardi 2 février 2016

Il faut





03/02/16
08H55


Je peux le faire.
Je peux le faire.
Je peux le faire...
(Conduire, sortir, travailler à l'avenir.)
Je peux le faire...

... vivre.


dimanche 31 janvier 2016

Il a raison


01/02/16
08H40






« Tu m’emmerdes. Tu ne vas jamais bien. Y’a toujours quelque chose. 

Je peux pas avoir une copine normale ? 
Si j’avais su au début… sérieux, je me serais pas engagé.


En trois ans et demi, je t’ai pas vu souvent sourire ou être enjouée. T’es pas heureuse. Ça va jamais vraiment bien.


T’es là, mais t’es pas là. 
T’es ailleurs. 
Tu subis ta vie. 
Tu laisses couler. 
T’es spectatrice. 

Il faut que tu t’y intéresses. Que tu agisse. Trouve quelque chose qui te plait. Affronte tes peurs, c’est possible, une peur, ça se contrôle. Le seul truc que tu fais c'est remonter le moral des autres en mettant ta vie entre parenthèses (...) Ouvre les yeux.


Je te laisse du temps, alors cherche ce que tu veux faire de ta vie bordel. Trouve une formation, un boulot, n'importe quoi. Et arrêt de me parler de faire du ménage : tu sais pas faire le ménage. Note ce que tu veux faire, cherche, trouve.

La vie est pourrie pour plein de gens, mais faut faire avec, arrête avec tes idées noires, il faut affronter. Tu crois que ça me fait plaisir d’entendre ma copine dire qu’elle veut crever ? Tu as le choix de te battre, et le choix de me faire du mal. J’ai déjà donné, je l’ai déjà entendu ce discours, j’ai déjà vécu tout ça. Est-ce que j’y pense pas, selon toi, est-ce que j’ai pas peur d’un appel pour m’annoncer que tu serais morte ? Ca va se passer dans combien de temps, demain, dans six mois, un an ? Tu crois que ça ne me fait pas de mal ? Tu crois que je n'en souffre pas ?

Dans la vie on doit se battre. C'est tout. On ne doit pas lâcher.


Arrête de te sentir comme une incapable. Fais les choses, tu verras que c’est facile. C’est fou, ils t’ont bousillée pendant ta scolarité à te répéter que t’étais plus bas que terre. Mais en n’agissant pas, bah tu leur donnes raison.

Quant aux soirées… y’a une différence entre être réservée et effacée.
Tu ne regardes pas autour de toi, comme au volant. T’es absente, tu discutes pas. 

T’es centrée sur ton mal-être. Ça te rend aveugle. C'est sûr que si tu ne penses qu'à ça, les choses ne risquent pas de changer. Essaie de voir les choses autrement, bouge-toi, arrête de faire une fixette sur ton mal-être sinon comment veux-tu que ça évolue ?

Tu as peur de la vie. »



Bref, je vais faire ce que je peux, en espérant que ce coup de pied au cul m'aidera. Peut-être est-ce un moyen d'avancer. Peut-être que faut être brutal pour me faire réagir, j'en sais rien. Il faut que je trouve un intérêt à ma vie. Et vite. 
 

Vide existenciel


31/01/16
16H14


[Agitation]
[Impatience]
[Tension intérieure]
[Bouillonnement]
[Speed]
[Tourne en rond]
[Tournoie]
[Bougeotte]
[Nervosité]
[Anxiété]
[Turbulences]
[Absence de concentration] 
[...]

[H U R L E M E N T ] 

samedi 30 janvier 2016

Oxygène et nicotine


31/01/16
08H28





Je recommence mon arrêt du tabac dès aujourd'hui. 
Avant hier soir, une soirée, et tout le monde fumait, et donc j'ai fumé. 

Soirée sympa d'ailleurs. Doucement, on apprend à connaître le duo mère-fille, étonnantes, zen et fusionnelles. 
Nous les avons vues juste deux ou trois fois pour le moment, mais le courant semble passer entre nous. Je suis encore un peu réservée, mais je les aime bien. 
J'avoue que leur relation me laisse perplexe, vu qu'avec ma mère, c'est (très) difficile. Je les observe, liées, fumer des joints ensemble et déconner comme deux jeunettes, et je trouve ça génial. Parce qu'elles ne se posent pas de questions, parce qu'elles sont elles-mêmes. 
Samedi, nous sommes invités à l'anniversaire de M. la fille. 
J'espère enfin sortir de ma réserve.


Hier, un peu fumé aussi. Pas autant qu'avant, loin de là, mais quelques roulées de fumées quand même. Donc aujourd'hui, je re-recommence mon jeûne de nicotine. Je vais bien finir par y arriver. Samedi, à la soirée, pas d'excuse, ce n'est pas parce que je serai dans un nuage de fumée qu'il faudra m'en griller une. 

mercredi 27 janvier 2016

Jeudi


28/01/16
08H34
BO : Lindsey Stirling




La météo a des airs de fin du monde. 
J'aime bien.
Les montagnes se sont effacées pour un temps. Des tons d'un jaune presque vif. 

Doucement, la brume se dissipe, et apparaissent les sommets.
Je ne me lasse pas de la vue depuis mon bureau.
 
Je n'ai pas cherché à rester éveillée hier soir. A regarder un film. Une série. J'ai dormi sur le canapé, calée contre lui, et puis je suis montée me coucher sur le matelas. J'ai encore fait des tas de cauchemars. 
Je ne comprends pas la fracture. Pourquoi je me suis sentie plus confiante, plus sereine, plus motivée, et... du jour au lendemain, à nouveau, le sentiment d'être incapable, la peur accrue, le découragement, les idées noires. J'attends de voir comment inverser le système.

Une journée sans tabac de passée (quelques mégôts de fumés, ça compte ?). 
Ce matin, la cigarette associée à mon café me manque beaucoup. Alors je bois cafés sur cafés. Et encore. Et... encore. Je comble le manque par le café, qui crée lui-même le manque, alors je me ressers, et me je ressers.... et c'est un cercle vicieux. 

Il faudra du temps pour me créer de nouvelles habitudes, il faut que je tienne. Il faudra surtout que je sache résister aux impulsions, s'il y en a. Résister si je pète les plombs.

Du reste, le moral est fragile. 
Je vais chercher un moyen de le préserver un peu.

Dans deux mois toute pile j'aurai 30 ans. Je crois que je n'arrive pas à le réaliser. Il me reste deux mois. Bordel, c'est fou quand même. Si on m'avait dit que j'atteindrais cet âge-là. Je ne comprends pas, en quelque sorte. Comment... c'est possible.